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Commémoration du centenaire de la Grande Guerre

2014, année de la commémoration nationale du centenaire de la guerre 14- 18.

La Médiathèque de Villelongue a célébré, elle aussi,  cet anniversaire en proposant diverses manifestations représentatives de différents aspects de ce conflit.

Le 11 novembre

Après le défilé traditionnel, le public se retrouve à la salle des fêtes autour d’un apéritif offert pour l’occasion par la municipalité. Pépère accompagné de Claude interprète pour la circonstance 4 chansons de, et sur cette époque :

  • « La guerre de 14-18 » de  georges Brassens,

Humour absolument effrayant de Brassens dans cette chanson, qui tourne en dérision le culte des "héros morts pour la patrie", des anciens combattants, de la vertu "virilisante" d'une "bonne guerre" pour la jeunesse. Le côté fanfare militaire de l'accompagnement de guitare contribue au côté grinçant de la chanson...

  • « Les lettres » de Maxime Leforestier,.

Ecrite en 1975, à partir de lettres découvertes dans un grenier. Maxime Le Forestier chante un échange de courriers entre un « poilu » parti à la guerre et sa femme restée au pays…:

Avril 1912, ma femme, mon amour,

Un an s’est écoulé depuis ce mauvais jour

Où j’ai quitté ma terre.

Je suis parti soldat comme on dit maintenant.

Je reviendrai te voir, d’abord de temps en temps,

Puis pour la vie entière.

 

  • « La Madelon », de Louis Bousquet, musique de Camille Robert

«La Madelon» est certainement un des plus grands succès des tranchées de la Première guerre mondiale. Une renommée qui ne se démentira pas au fil des ans, alors que le contexte de sa naissance s’éloigne de plus en plus. Ecrite dès mars 1914, c'est à dire avant le début du conflit et la mobilisation (en Août), à la demande du célèbre chansonnier Bach qui l’interprète pour la première fois sur la scène parisienne de l’Eldorado, cette chanson ne rencontre un réel succès que lorsqu’elle sera reprise par les soldats eux-mêmes et par les artistes envoyés au «théâtre aux armées» pour divertir «le poilu»

 

  • Craonne, chanson anonyme

La Chanson de Craonne (du nom du village de Craonne ) est une chanson contestataire, chantée par des soldats français durant la première Guerre, entre 1915 et 1917. Elle est interdite par le commandement militaire qui la censure en raison de ses paroles antimilitaristes (« on s'en va là-bas en baissant la tête », « nos pauvr' remplaçants vont chercher leurs tombes »), défaitistes (« c'est bien fini, on en a assez, personne ne veut plus marcher ») et subversives incitant à la mutinerie (« c'est fini, nous, les troufions, on va se mettre en grève »)

 

 

Le public nombreux écoute avec attention et recueillement ces morceaux choisis.